Montreuil sur mer octobre2013
08/11/2013 18:46 par unarcetdesfleches
Voici le compte rendu de cette sortie venteuse par dame Julie et messire Antoine de la Mesnie 1415, groupe d'animation médiéval dont je fais partie et dont je vous reparlerai
Samedi 26 octobre à 13h, arrivée d'Antoine avec le camion et d'Annick avec la Polo à la Gacogne, suivis de près par Victor, Valentin et Daphné. Le chargement s'effectua avec beaucoup d'ordre car celui-ci n'était pas aussi grand que prévu.
Départ pour Montreuil à 15h sous un beau soleil, Victor et Valentin ouvrent la voie, suivis de près par Patrick, Daphné et Marie-Jo dans le camion et enfin Antoine et Annick ferment la marche à bord de la super polo!!
Arrivée à Montreuil où Christian, Bernard, Josie et André attendent déjà pour installer le campement. Le montage se fait rapidement et toujours sous un grand soleil!
17h30 ca y est tout est installé, la grande tente ronde n'a jamais été aussi bien tendue... Après un petit toast à cette dernière manifestation 2013 avec la bière de Crécy en Ponthieu, direction le bar à soupe de Montreuil. André, Josie, Christian, Bernard et Marie Jo décident de s'y rendre en voiture tandis que Daphné, Valentin, Victor, Annick, Antoine et Patrick font une petite partie de cache-cache en chemin... Le repas était très bon et copieux, Valentin a même avoué que c'était meilleur que du Mac Do : c'est pour dire!!!
De retour au campement, certains vont se coucher, Christian rentre chez lui et les autres décident de faire une partie de tir à la bougie. Pour cette fois c'est la bougie qui a gagné car ni Annick, ni Antoine, ni même Valentin n'ont réussi à l'éteindre de façon réglementaire (avec de la terre ça ne compte pas Antoine!!).
Après une nuit éventée et plutôt courte pour les campeurs ,alors que pourtant le changement d’heure a allongé la nuit, tout le monde s'est rejoint sous le auvent pour prendre un petit déjeuner avec du pain frais acheté de bon matin par Marie-jo, Patrick, Annick et Christian pendant qu'Antoine, Valentin et Daphné retendaient les cordages et retapaient les piquets des tentes malmenées par le vent. Julie, Josie et André arrivent sur le campement vers 9h30, il faut maintenant tout installer et se changer malgré le vent plutôt violent et les quelques gouttes qui commencent à tomber (gardons le moral!!!). Nous sommes malheureusement obligé de démonter le auvent car un œillet s'est déchiré sous la force du vent ; nous décidons aussi d'installer les armures et les flèches plus loin pour s'abriter un peu tandis que l'échoppe restera en plein vent à côté des tentes. Les premiers badauds arrivent vers 10h15, tout est près! Nous sommes rejoints par Pierre-Jean puis par Laetitia.
Vers 13h, nous décidons de faire une pause pour manger, de manière très conviviale et un peu à l'étroit dans la grande tente ronde (et odorante grâce au nouveau gambison de Christian...) car le vent a été rejoint par une forte pluie...Tous ensemble dans le tepee, assis en cercle, Valentin nous servit(oui c’est possible !) la soupe au potiron préparée par Marie-jo.
La pause fut bien plus longue que prévue car nous n'avons pu ressortir que vers un bon 15h. Cela clôtura à peu près notre animation, le temps de faire la vaisselle (avec Christian au torchon!!!!) le vent ayant à peu près séché les affaires, nous décidons de démonter le campement, d'autant qu'une autre vague de pluie est annoncée.
À 17h le camion étant chargé, nous reprenons la route vers la Gacogne avec Annick, Valentin, Victor, Daphné, Laetitia, Marie-Jo, Patrick, Julie et Antoine tandis que Bernard, Josie, André, Pierre-Jean et Christian rejoignent leurs logis.
Le rangement s'est effectué sans encombre pendant que Victor faisait prendre un petit bain de boue à sa mini... Après une petite collation chez Patrick et Marie-Jo, chacun est reparti chez soi.
Pour résumer cette manifestation, où il y a eu à peu près 2500 personnes, la matinée a tout de même été bien animée et l'hypocras s'est bien vendu, mais elle fut très éventée et pluvieuse surtout l'après midi nous avons d'ailleurs appris le lundi par la météorologie nationale que Montreuil et le Pas de Calais avaient subi une tempête baptisée « Christian »!!!! Nous comprenons mieux!!!
voici le compte rendu de sire Antoine et dame Julie de la Mesnie 1415
Samedi 26 octobre à 13h, arrivée d'Antoine avec le camion et d'Annick avec la Polo à la Gacogne, suivis de près par Victor, Valentin et Daphné. Le chargement s'effectua avec beaucoup d'ordre car celui-ci n'était pas aussi grand que prévu.
Départ pour Montreuil à 15h sous un beau soleil, Victor et Valentin ouvrent la voie, suivis de près par Patrick, Daphné et Marie-Jo dans le camion et enfin Antoine et Annick ferment la marche à bord de la super polo!!
Arrivée à Montreuil où Christian, Bernard, Josie et André attendent déjà pour installer le campement. Le montage se fait rapidement et toujours sous un grand soleil!
17h30 ca y est tout est installé, la grande tente ronde n'a jamais été aussi bien tendue... Après un petit toast à cette dernière manifestation 2013 avec la bière de Crécy en Ponthieu, direction le bar à soupe de Montreuil. André, Josie, Christian, Bernard et Marie Jo décident de s'y rendre en voiture tandis que Daphné, Valentin, Victor, Annick, Antoine et Patrick font une petite partie de cache-cache en chemin... Le repas était très bon et copieux, Valentin a même avoué que c'était meilleur que du Mac Do : c'est pour dire!!!
De retour au campement, certains vont se coucher, Christian rentre chez lui et les autres décident de faire une partie de tir à la bougie. Pour cette fois c'est la bougie qui a gagné car ni Annick, ni Antoine, ni même Valentin n'ont réussi à l'éteindre de façon réglementaire (avec de la terre ça ne compte pas Antoine!!).
Après une nuit éventée et plutôt courte pour les campeurs ,alors que pourtant le changement d’heure a allongé la nuit, tout le monde s'est rejoint sous le auvent pour prendre un petit déjeuner avec du pain frais acheté de bon matin par Marie-jo, Patrick, Annick et Christian pendant qu'Antoine, Valentin et Daphné retendaient les cordages et retapaient les piquets des tentes malmenées par le vent. Julie, Josie et André arrivent sur le campement vers 9h30, il faut maintenant tout installer et se changer malgré le vent plutôt violent et les quelques gouttes qui commencent à tomber (gardons le moral!!!). Nous sommes malheureusement obligé de démonter le auvent car un œillet s'est déchiré sous la force du vent ; nous décidons aussi d'installer les armures et les flèches plus loin pour s'abriter un peu tandis que l'échoppe restera en plein vent à côté des tentes. Les premiers badauds arrivent vers 10h15, tout est près! Nous sommes rejoints par Pierre-Jean puis par Laetitia.
Vers 13h, nous décidons de faire une pause pour manger, de manière très conviviale et un peu à l'étroit dans la grande tente ronde (et odorante grâce au nouveau gambison de Christian...) car le vent a été rejoint par une forte pluie...Tous ensemble dans le tepee, assis en cercle, Valentin nous servit(oui c’est possible !) la soupe au potiron préparée par Marie-jo.
La pause fut bien plus longue que prévue car nous n'avons pu ressortir que vers un bon 15h. Cela clôtura à peu près notre animation, le temps de faire la vaisselle (avec Christian au torchon!!!!) le vent ayant à peu près séché les affaires, nous décidons de démonter le campement, d'autant qu'une autre vague de pluie est annoncée.
À 17h le camion étant chargé, nous reprenons la route vers la Gacogne avec Annick, Valentin, Victor, Daphné, Laetitia, Marie-Jo, Patrick, Julie et Antoine tandis que Bernard, Josie, André, Pierre-Jean et Christian rejoignent leurs logis.
Le rangement s'est effectué sans encombre pendant que Victor faisait prendre un petit bain de boue à sa mini... Après une petite collation chez Patrick et Marie-Jo, chacun est reparti chez soi.
Pour résumer cette manifestation, où il y a eu à peu près 2500 personnes, la matinée a tout de même été bien animée et l'hypocras s'est bien vendu, mais elle fut très éventée et pluvieuse surtout l'après midi nous avons d'ailleurs appris le lundi par la météorologie nationale que Montreuil et le Pas de Calais avaient subi une tempête baptisée « Christian »!!!! Nous comprenons mieux!!!
Une petite video de nos amis anglais, tout y est, y compris la meteo!!!
http://www.youtube.com/watch?v=eisJk2ouKJc&feature=player_embedded
TIR AUX MARQUES OU TIR D'ARTILLERIE
L’origine du tir aux marques est la même que celle du tir à la cible de 45 degrés. Sur le chemin de l’église des villages et des villes d’Angleterre le dimanche, et pour accomplir l’entraînement obligatoire, les archers de longbow s’amusaient entre eux à tirer une variété de marques ad hoc sur leur route.
Distinct du tir d’origine à la Billebaude, les marques ne sont plus des tas de terre, ni des bâtons, ni des cibles avec un rond noir. De plus, contrairement au tir à 45 degrés sur cible, les Marques ne sont pas tirées en aller/retour mais séparées à des distances et dans des directions variées.
Un groupe d’archers, jusqu’à une centaine, marche d’une Marque à une autre où les flèches sont retirées du sol, tirées et ainsi de suite.
La longueur de tir varie de 80 à 280 yards (73 à 255m).
L’angle de l’arc et la trajectoire des flèches varient considérablement de 45 degrés pour une élévation du tir au Camp du Drap d’Or (240 yards, 220m) à une élévation jusqu’à 80 degrés au-dessus d’une rangée d’arbres pour une Marque à seulement 80 yards (73m) de l’autre côté. Aucune mesure artificielle n’est admise, ni repères pour viser sur l’arc.Ce type de tir était un entraînement essentiel pour l’archer du Longbow.Il devait être capable de juger avec précision et tirer sur des distances variées. Il devait pouvoir le faire sur un terrain ondulé avec tous les effets optiques en estimant les distances.
Comme l’archer de Longbow médiéval était expert pour son tir de précision sur une trajectoire plate, il l’était aussi pour un tir plongeant pour parvenir à atteindre l’adversaire caché derrière les murs des fortifications ou d’autres obstacles. Ce type de tir affine les usages accomplis du Longbow et demande un entraînement considérable pour atteindre une bonne compétence.
Même avant la dissolution des armées d’archers de Longbow, ce type de tir était pratiqué dans les champs de Finsbury et Southwark à Londres et dans les champs dans et autour des villes les plus importantes d’Angleterre.
Il y a peu de compagnies de Longbow qui font revivre ce genre de tir. Les plus éminentes parmi ces dernières sont la Fraternité de St. Georges et le Finsbury Mark, dont l’origine remonte aux archers qui tiraient dans les champs de Finsbury à Londres dans les années 1490.
Un tir aux Marques se déroule pendant une journée entière et continue pendant un week-end. Il a lieu dans les pâturages ondulés de grands domaines. Le marquage est fait en tirant 3 flèches à chaque marque avec le plus grand score pour les flèches les plus proches de la marque.
La Fraternité de St. George donne le 1er score de 12 points à une demie longueur d’arc, ensuite ¾ de longueur d’arc donne 7 points, ensuite une longueur d’un et ¾ d’arc donne 3 points. Un autre type de marquage compte seulement la flèche la plus proche chez les hommes, les femmes et les juniors.
Pour être équitable et préserver la sécurité, il est normal que pour les distances les plus grandes, les hommes tirent d’abord, puis les archers avancent pour le tir des femmes et avancent une nouvelle fois pour le tir des juniors.
Comme alternative, un Officier peut conduire les femmes en avant à un angle d’au moins 40 degrés de la position des hommes et un autre Officier pour les juniors à un angle de 40 de la position des femmes. Sur un signal convenu tous peuvent ensuite tirer. De même, tous doivent arrêter à un signal convenu différent.
Le sport de golf est un descendant du tir aux Marques. Les distances et angles de tir sont très similaires. C’est un style de tir qui imite précisément l’archer d’antan. Cela donne une merveilleuse journée et des archers accomplis.
La Fraternité de St georges
LE BEURSAULT
La pratique de l’archerie a subit des adaptations depuis ce qu’elle était au moyen âge jusqu’à devenir un des plus vieux sports Olympiques. Mais le tir à l’arc, en France, a aussi été influencé par l’histoire. Des pratiques de tir à l’arc actuel ont été fondées en des temps où les archers étaient honorés pendant des jeux à l’issu desquels le gagnant était proclamé “roi” des archers de sa cité, le meilleur des archers. Il était exempté d’impôt pendant une année et devait remettre son titre en jeu l’année suivante.
Malheureusement, les nouveaux rois ne sont plus exemptés d’impôt mais ils gagnent le respect de tous les autres archers.
Le tir Beursault ou « tir au Beursault », est issu de ces traditions vivantes. Ce mot doit rappeler à la fois l’art du tir à l’arc mais aussi une façon de tirer à l’arc qui est typique à la France.
Le Beursault est autant un bâtiment dédiée uniquement au tir à l’arc qu’une manière de se comporter au tir à l’arc. En tant que discipline, il se situe entre le tir à l’arc en salle et le tir en extérieur.
Quant aux bâtiments, vous pouvez voir sur la fig. 1 un jeu de Beursault typique. Les buttes sont couvertes afin que les archers puissent tirer sous un abri. De la marque du pas de tir à la butte opposée, la longueur est de 50 m. La butte maîtresse se trouve habituellement contre le logis dans lequel les archers peuvent se reposer. C’est habituellement un endroit de rassemblement pour les archers et on peut y trouver des trophées, des cartes décorées et des commodités. Aucun archer portant un arc bandé n’est autorisé à entrer à moins qu’il ne demande clairement à rentrer avec son arc et en ait reçu l’autorisation. Sinon, il doit le débander avant de rentrer.
Les gardes sont les panneaux de bois verticaux qui empêchent les flèches de passer hors du jeu d’arc. Ainsi, les gens peuvent marcher sur l’allée des chevaliers sans aucun risque. Personne, hormis le roi lui-même, ne peut marcher dans l’allée du roi, et sûrement pas quand quelqu’un tire.
Cependant il y a une exception. Les jeunes archers sont autorisés à se tenir dans l’allée du roi car ils tirent tout simplement à des distances plus courtes.
Pas mal de jeux ont des doubles buttes comme sur la fig. 2.
Avec cette sorte de tir à l’arc à « demi-extérieure », les archers peuvent tirer en ville. Paris possède son propre jeu de Beursault, ainsi que beaucoup de villes et villages particulièrement autour de Paris et dans le nord de la France où le Beursault est plus développé que partout ailleurs.
Maintenant que vous possédez une description complète des bâtiments, nous allons nous intéresser au règles du tir Beursault. Deux types différents de compétitions peuvent avoir lieu. Une chose est commune aux deux ; un archer tire seulement une flèche à chaque volée, puis il va à la butte opposée en empruntant l’allée des chevaliers. Là, il attend jusqu’à ce que tous les archers de son groupe (habituellement 4 à 6) aient tiré leurs propres flèches. Les points sont relevés et chaque archer, tour à tour, retire sa flèche de la butte et tire vers la butte opposée, et ainsi de suite jusqu’à ce que la compétition se termine. Tirer avec la même flèche nous vient du passé, quand il était difficile de se fournir en flèches rigoureusement identiques.
En ce qui concerne le premier type de compétitions, elles sont régies par la fédération française de tir à l’arc (FFTA). Elles consistent en 20 haltes (allers-retours), soit 40 flèches tirées. La compétition dure deux ou trois jours, rarement plus. La compagnie l’organisant doit gérer un grand nombre d’archers qui tireront par petits groupes. Lorsqu’un groupe finit son tour, un autre peut prendre sa place. Ainsi, suivant les installations, la compagnie planifie le passage des groupes pendant plusieurs jours. Des championnats de Beursault régionaux et nationaux ont lieu une fois l’an.
Avant chaque tour de compétition, quatre flèches (deux haltes) sont tirées pour le réglage des viseurs. Avant d’armer la première flèche, les archers sont invités à dire tout haut : « Archers, je vous salue » ou bien simplement « salut ». Plus qu’une marque respectueuse de politesse, cela signale qu’un archer va tirer. A la fin du tir (20 haltes), les archers peuvent faire le salut aux buttes en tirant deux flèches supplémentaires (une sur chaque butte), ces flèches ne comptant pas dans le total des points. 
En ce qui concerne les points, vous serez sûrement curieux de savoir comment les scores sont établis. La carte de Beursault est très différente des blasons FITA. Les scores donnant la victoire sont les suivants :
- plus grand nombre d’honneurs,
- en cas d’égalité, plus grand nombre de points,
- en cas d’égalité, plus grand nombre de chapelets,
- en cas d’égalité, plus grand nombre de Noirs.
La fig. 3 montre en détail où se situent les différentes zones nommées ci-dessus. Les honneurs sont toutes les flèches en cible. Toute flèche entrant en contact, même le plus léger, avec le cordon externe ne donne aucun honneur à l’archer. Tout cordon touché compte pour la zone de point inférieure. Par exemple, le cordon du chapelet, s’il est touché, ne compte pas comme chapelet ; de plus, ce n’est pas un 3 qui est gagné mais seulement un 2. Toutes les règles ont leur exception, ainsi il n’en va pas de même pour les noirs ; si la zone de noir est atteinte, et même si la flèche touche le cordon séparant la zone à 3 points de celle à 4 points, la flèche compte pour un 4, un chapelet et un noir.
Voir la fig. 4 pour le détail concernant le comptage des points ainsi que pour les diamètres des cordons principaux.

Pour être qualifiés aux championnats de France, les hommes avec arc classique doivent faire, au moins, 40 honneurs et 12 chapelets ou 39 honneurs et 15 chapelets Les hommes avec arc à poulies doivent faire au moins 40 honneurs et 20 chapelets. Les femmes avec arc classique doivent faire au moins 39 honneurs et les femmes avec arc à poulies doivent faire 40 honneurs.
Un autre détail est à considérer : le centre de la carte Beursault est placé à 1,10 m au dessus du sol. La raison en est aussi vieille que l’apprentissage du tir à l’arc au moyen-âge. En ces temps, les archers s’entraînaient en tirant avec le soleil dans le dos puis en face d’eux (aller-retour ou halte) et ils devaient atteindre une cible placée à 1,10 m du sol, la hauteur du défaut d’armure d’un adversaire à pied.
Il existe un second type de compétitions. Elles sont gérées par quelques clubs de tir à l’arc qui s’appellent compagnies (venant du terme utilisé pour designer une troupe militaire). Habituellement, les compétitions comportent 30 haltes soit 60 tirs. Elles peuvent durer des semaines. Généralement, un jour de la semaine est dédié à la participation des archers à la compétition. Les résultats sont rendus à la fin d’une période choisie. Chaque archer tente de remporter le prix au noir.
Une petite carte comportant uniquement le chapelet et appelée marmot est placée au milieu de la carte ; voir fig. 5. Si un archer effectue un très bon tir, c’est à dire un noir, le marmot, est enlevé avec la flèche plantée dedans. Elle est donnée à l’archer qui doit dire : « merci Chevalier ». Puis, le marmot sur lequel le nom de l’archer est inscrit sera comparé avec les autres collectés jusqu’à la fin du concours. Chaque archer peut avoir plusieurs marmots. Plusieurs archers peuvent gagner, un pour chaque type d’arc : par exemple, arc classique, arc à poulies et arc nu. La règle est déterminée par la compagnie. L’archer utilisant un type d’arc et qui a l’impact de flèche le plus proche du centre représenté par une croix gagnera le prix. Généralement, il y a aussi un prix spécial dans lequel le meilleur score (comme expliqué plus haut) est récompensé.
Les compétitions de Beursault sont imprégnées de respect, de politesse et de sérénité. Les archers n’y sont plus des adversaires, ils sont une grande famille ressemblée autour du Beursault pour honorer l’art du tir à l’arc.
Cécile Lafaurie
Archers, salut !
Voyons maintenant quelles étaient les pointes de flèches médiévales utilisées au moyen-age
Les poinçons
Appelés bodkins par les anglais, destinés exclusivement à la guerre, où leur fonction est de percer les côtes de mailles et les armures. Ces dernières résistant assez bien à la pénétration des pointes, étaient cependant transpercées à courte distance par des pointes lourdes à l'inertie importante. Ces différentes pointes n'étaient pas fixées sur le fût, mais simplement emmanchées en force. De la sorte, en retirant la flèche du corps, la pointe restait dans la blessure, augmentant la difficulté d'extraction et les risques de mortalité. Il en était de même pour celles se fichant dans des obstacles ou protections (boucliers, palissades, etc.), le projectile ainsi « désarmé » ne pouvait être retourné à l'envoyeur.

Les lames dites en feuille de laurier
Elles sont destinées autant à la chasse qu'à la guerre où elles sont utilisées contre la piétaille mal protégée. Leur tranchant parfaitement affûté permet (comme nos lames modernes) de provoquer des hémorragies importantes.


Les pointes barbelées
Elles ont été utilisées dans presque toutes les guerres du Moyen Age contre les piétons mal équipés, mais aussi pour la chasse au gros gibier. Grâce à leurs longs bords tranchants, elles occasionnaient de très larges blessures, leur masse permettant un pénétration profonde. Les barbes étant là pour rendre l'extraction de la flèche difficile et réservée à des spécialistes équipés d'instruments chirurgicaux très spécifiques comme nous l'indique Ambroise Paré dans un traité du XVI ème siècle (l'utilisation de l'arc est pourtant en pleine décadence, remplacé par les armes à feu) « Si le fer estoit barbelé, ainsi que souvent est la flèche angloise, et estoit à l'endroit d'un os, ou inséré dedans,... lors ne le convient pousser, mais plutôt-dilater la plaie en évitant les nerfs et les grands vaisseaux, ainsi que le fait un bon et expert chirurgien anatomique, aussi faut-il appliquer un dilatoire, cavé en sa partie intérieure, en sorte que l'on puisse prendre les deux ailes du fer, puis avec le bec de grüe, le tenir ferme, et tirer les trois ensemble».
Les douilles de ces pointes étaient percées pour leur permettre d'être clouées sur le fût afin d'éviter de les perdre, leur difficulté de réalisation les rendaient coûteuses.



Les pointes à usage très spécifique
La pointe incendiaire
les quatre branches servant à maintenir l'étoupe imprégnée de poix ou autre combustible, le carrelet en bout permet à la flèche de se ficher dans les constructions à détruire par le feu. Les branches, en s'écrasant au moment de l'impact, permettent au produit incendiaire de se retrouver en contact avec le bois ou la matière à enflammer. Cette pointe peut aussi servir à la « guerre bactériologique », en propulsant pendant un siège des petits morceaux de viande contaminés que les chiens par exemple vont manger et transmettre à la population. C'est le type même de pointe délicate à réaliser du fait de la double fente dans le métal et de sa soudure en bout pour former la pointe
La pointe coupe jarret
sa lame en forme de hache en fait une pointe à trancher sans pénétration, elle était destinée à blesser douloureusement les chevaux, semant ainsi le désordre dans les rangs de la cavalerie
La coupe amarre
Apparemment courante au Moyen-âge, elle est censée avoir servie à couper les cordages des navires.
Hypothèse discutable du fait de la grosseur des cordes de chanvre utilisées sur un navire, et de la difficulté à maîtriser un vol à l'horizontale d'une telle lame, condition indispensable pour la coupe... Ou peut-être fut-elle utilisée pour créer des déchirures importantes dans les voilures ? On
aurait dû en retrouver sur l'épave du Mary Rose, navire destiné au combat naval, ce n'est pas le cas. Il est possible que cette pointe étrange ait eu la même utilisation que la coupe jarret



Pointes non représentées :
A partir du XVème siècle, l'usage de la douille a tendance à laisser la place à un montage sur soie. Nous retrouvons ainsi la plupart des flèches précédemment décrites sur ce montage, à l'exception des poinçons.
Deux types de soies étaient employées : la soie large et plate de la largeur du fût, celle-ci se logeant dans une fente, ou fine et longue, en forme de clou venant se loger dans un trou pratiqué au bout de la flèche. Dans les deux cas, une ligature sérieusement réalisée avec du fil de lin ou de chanvre collé doit être réalisée pour éviter l'éclatement du bout au moment de l'impact
Le poids des pointes de flèches varient le poids est estimé entre 70g pour les plus légères et près de 110g pour les plus lourdes....
Une catégorie distincte de soldats
Les archers constituèrent un élément important des forces armées au Moyen Âge, bien que leur nombre, leur déploiement tactique et par conséquent leur efficacité varièrent considérablement. À une époque où l’élite guerrière européenne préféra généralement le combat rapproché à cheval avec une épée (délaissant du coup l’arc, hormis pour la chasse), les archers se spécialisèrent dans leur fonction et provinrent des classes inférieures de la société. À titre d’exemple, les victoires anglaises de la Guerre de Cent Ans servirent à accroître le statut social de l’archer, alors qu’en France la peur d’une insurrection paysanne combinée à la disponibilité de mercenaires arbalétriers contraignit le développement d’un corps « professionnel » d’archers jusqu’au moment des réformes militaires entreprises sous Charles VII.
À la bataille de Hastings (1066), Guillaume le Conquérant fit la démonstration du grand potentiel tactique résultant de la combinaison d’un nombre significatif d’archers et de la cavalerie afin d’affronter une masse compacte de soldats à pied, alors que le manque d’archers du roi anglo-saxon Harold lui causa un sérieux handicap. Les archers occupèrent des rôles importants dans d’autres batailles, comme à Bourgthéroulde (1124) et à la bataille de l’Étendard (1138), où ils combattirent sur la défensive aux côtés de chevaliers démontés. Ces succès tactiques demeurèrent somme toute des cas à part, du moins jusqu’au XIVe siècle, mais ils prouvèrent que les archers avaient leur utilité sur le champ de bataille.
L’arme interdite ou la mort tombée du ciel
Pour des raisons assez évidentes, les archers furent particulièrement utiles lors de sièges de places fortes, tant pour l’assiégeant que pour l’assiégé. Un cas notoire d’utilisation de projectile sur une longue distance (possiblement ici un carreau d’arbalète) fut lorsque Richard 1er d’Angleterre fut atteint en 1199 pendant le siège du château de Châlus Chabrol. D’autres exemples qui viennent à l’esprit furent aussi lorsque des archers gallois appuyèrent les manœuvres des chevaliers contre les assauts anglo-normands sur l’Irlande à partir de 1169, et qu’ils furent aussi utilisés lors des Croisades pour combattre les dangereux archers turcs qui harcelèrent la marche des armées croisées ou les charges de leur chevalerie.
À partir du XIe siècle assurément, ce que j’appelle une sous-catégorie d’archers fit son apparition comme force d’élite, notamment parce que leurs projectiles étaient capables de percer les cottes de mailles. Cela avait provoqué un scandale à l’époque si l’on se fit à un énoncé du pape Innocent III qui, en 1139, avait interdit l’emploi d’archers et d’arbalétriers, surtout lorsqu’il s’agissait d’affrontements entre chrétiens. Bien entendu, l’énoncé papal fut ignoré et les arbalétriers de l’époque des guerres franco-angevines formèrent souvent le gros du contingent des garnisons des châteaux, ayant entre autres une solde plus élevée que celles des archers réguliers. Certaines milices civiles, notamment la redoutable et indépendante milice suisse, préférèrent l’usage de l’arbalète et même certaines armées aristocratiques employèrent des arbalétriers mercenaires, comme ceux de Gênes.
Le déploiement tactique: l’école anglaise
L’importance grandissante de ce qu’on appellera les « archers longs » (longbowmen) dans les armées anglaises est à noter lorsqu’on analyse leur déploiement en très grand nombre durant le règne d’Édouard 1er (1272-1307), qui en avait mobilisé des milliers pour ses guerres contre les Gallois et les Écossais. Le principal problème dans ce cas précis était la qualité très variable des archers envoyés sur les champs de bataille. En effet, il avait fallu procéder à des sélections plus rigoureuses et c’était des représentants du monarque qui souvent s’en chargèrent. Cela améliora forcément les standards, mais la dépendance grandissante des monarques envers les armées de mercenaires à partir du XIVe siècle fit en sorte d’assurer une certaine standardisation de la qualité des archers. En clair, on n’allait pas acheter les services d’une excellente troupe de chevaliers si celle-ci était appuyée par des archers novices.
Si la standardisation des archers était une première étape importante de leur développement, la question de leur déploiement tactique en était la seconde. Alors que les Écossais sous le commandement de William Wallace subissaient une défaite à Falkirk en 1298, le roi anglais Édouard 1er avait utilisé ses archers sur un mode offensif en support à sa cavalerie contre les schiltrons (des unités de piquiers que Wallace fit aligner sur trois rangs afin de briser les charges de cavalerie). D’autres victoires d’importance contre les Écossais (Dupplin Moor, 1332; Halidon Hill, 1333) furent le résultat de l’adoption de tactiques défensives dans lesquelles les archers étaient protégés par des chevaliers démontés qui chargeaient seulement lorsque les rangs ennemis avaient été éclaircis par les flèches.
Représentation de la bataille d'Agincourt (1415). La chevalerie française fut décimée par le tir des archers anglais.
Cette façon de procéder connut du succès contre les Français au cours de plusieurs affrontements de la Guerre de Cent Ans (Morlaix, 1342; Crécy, 1346; Poitiers, 1359; Agincourt, 1415; Verneuil, 1424). La proportion d’archers dans les armées anglaises alla en augmentant, si bien que ceux-ci en vinrent à former le gros de l’infanterie. Au début du XVe siècle, le ratio normal d’archers par rapport aux chevaliers dans les armées anglaises était de 3 pour 1. On estime que dans le cas de la bataille d’Agincourt (1415), l’armée du roi Henri V avait environ 900 fantassins et 5,000 archers.
Cependant, on ne sait pas tout des archers. À titre d’exemple, on a beaucoup débattu sur la nature exacte de leurs formations tactiques. On pense notamment que des formations d’archers pouvaient être placées à gauche et à droite de la ligne de front tenue par les chevaliers. Ce faisant, elles pouvaient créer un tir d’enfilade, ce que d’aucuns appellent un tri croisé (ou concentré). Cependant, on peut aussi croire que ces formations d’archers étaient effectivement disposées sur les flancs des armées anglaises, mais pas employées au devant, se contentant d’assurer un appui de l’arrière. Le consensus en ce moment serait à l’effet que le déploiement tactique des archers n’était pas aussi rigide et qu’il s’adaptait aux circonstances du moment. Les archers pouvaient être derrière l’infanterie et la cavalerie, sur les ailes ou devant, en étant déployés en demi-cercle.
Les archers avaient aussi des moyens de défense. Face à une charge de cavalerie, ils pouvaient s’installer derrière une barricade de piquets affilés, ou encore dans une zone constituée d’obstacles naturels (haies, roches, clôtures, etc.) pour nuire à la manœuvre de la cavalerie. Dans le cas d’utilisation de piquets affilés, ceux-ci n’étaient normalement pas plantés côte à côté pour former une palissade. Ils étaient plutôt installés sur le modèle de cases d’un jeu d’échecs. Cette dernière disposition permettait aux archers de s’insérer entre chacune des cases « libres » au moment de tirer, puis de s’abriter derrière cette barrière discontinue pour recharger ou se protéger de la charge ennemie.
L’équipement et le commandement
Cette flexibilité était vitale pour les archers. Bien que l’arc soit l’arme principale, ils pouvaient à tout moment être appelés à servir d’infanterie légère. La bataille d’Agincourt illustre une telle situation. Après avoir tiré quelques volleys de flèches, les archers chargèrent la cavalerie française qui était empêtrée dans un terrain vaseux et dont les chevaux s’écroulaient sous le poids des équipements de leurs cavaliers. Utilisant des haches, des épées, des dagues et toutes sortes d’armes de combat rapproché, les archers causèrent un véritable carnage dans ce combat au corps-à-corps contre la chevalerie française.
Un autre volet qui mérite un éclaircissement concerne la structure de commandement des archers. Il y avait ce que l’on peut appeler des « officiers ». Par exemple, dans les armées anglaises, des officiers étaient en charge de groupe de 100 ou 20 hommes, alors que le commandement d’ensemble pouvait être accordé à un capitaine. Celui-ci pouvait donner le signal du tir aux archers et fournir des ordres précis quant à la cadence, la distance, l’angle et la direction des volleys.
Comme on l’a dit, l’arc est l’arme principale de l’archer, si bien que certains arrivaient sur le champ de bataille avec très peu d’équipements secondaires. La cotte de mailles est lourde et nuit aux mouvements et, bien sûr, le bouclier n’est pas adapté à la gestuelle propre à l’archer. Certains pouvaient porter un casque, et même une légère cotte de mailles sous leur uniforme. Chose certaine, leurs légères armures ne pouvaient pas résister aux coups le moindrement bien placés.
Un exemple type d'un archer anglais. On remarque une légère protection ventrale et le casque. À tout moment, les archers pouvaient être appelés à servir comme infanterie légère.
La force de l’archer demeure toujours son arc, spécialement l’arc long dont le projectile s’avérait supérieur à toute arme à feu sur un plan balistique, et ce, jusqu’à l’avènement de la carabine à canon rayé. Par contre, l’arc long pouvait aussi avoir de sérieuses lacunes. D’abord, son utilisateur devait être fort physiquement et avoir reçu un entraînement intensif. Le geste répétitif consistant à décocher la flèche peut entre autres causer de graves lésions aux os du squelette, notamment aux bras, aux épaules et à la colonne vertébrale. D’ailleurs, certaines ordonnances royales interdisaient aux archers la pratique de loisirs sportifs pour éviter le risque de blessures sur leurs corps déjà éprouvés.
Conclusion
Certains commentateurs, surtout à partir de l’époque des Tudor, ont pu voir le déclin de l’importance des archers sur le champ de bataille comme le déclin global de la puissance militaire de l’Angleterre. Sans doute est-il possible d’avancer une objection ou deux à cette affirmation, mais une chose demeure: l’arc eut un impact considérable sur la façon de guerroyer au Moyen Âge.
Simple d’utilisation et puissant, l’arc était une arme dévastatrice entre les mains d’utilisateurs expérimentés. À mesure qu’on sortait du Moyen Âge pour entrer dans l’époque moderne (XVI-XVIII siècles), peu de soldats professionnels du moment réalisaient que l’arquebuse, le mousquet et l’artillerie deviendraient les nouveaux maîtres du champ de bataille.
Les Longbowmen. L'arc peut mesurer jusqu'à 6 pieds et la concentration du tir peut provoquer un effet dévastateur dans les rangs ennemis.
d'après Carl Pépin, hisorien